Voici quelques extraits d'entretiens recueillis par Dominique Grandfils. J'ai commencé à chanter à 21 ans, mais le succès est arrivé à 30. En tant que musicienne, j'ai grandi. J'ai peu d'amis dans le show business parce que cela devient souvent une opportunité publicitaire. Ce n'est pas vrai. Je ne me sens pas très à l'aise avec des vedettes. Cindy Lauper (1994)
La raison pour laquelle nous avons cassé le groupe, c'est que nous désirions avancer dans nos vies respectives, avoir de nouveaux challenges, construire de nouvelles carrières. Alors, il fallait vraiment mettre Police dans une boîte et l'oublier. Stewart Copeland (The Police)(1995)
C'est trés rare d'avoir une musique de film qui se vend, même s'il a fait beaucoup d'entrées. Les miennes marchent bien du fait que Luc Besson donne une importance particulière à la musique qui devient un des personnages principaux du film. J'essaie qu'elle soit bien pour les images, mais que ce soit également un vrai album, pas seulement un souvenir. Eric Serra (1994)
On a la chance avec la langue française d'avoir beaucoup de mots qui sont à double sens. A partir de cette richesse là, il y a des images qui viennnent. Mais je n'aime pas forcer le jeu de mot. J'essaye qu'il soit justifié par rapport au fond. Gainsbourg en est le maître incontesté et il a donné cette ouverture au texte français. Zazie (1995)
Dans les banlieues, dès que tu es reconnu et officialisé, ils ne te reconnaissent plus. Il ne faut pas que les hommes politiques soient sur un piedestal et perdent les réalités. Quand on voit dans quelles conditions vivent certaines personnes en France, c'est dramatique. François (Bérurier Noir / Molodoï) (1995)
Je suis un touche à tout, je fais de la musique! On ne s'étonne pas qu'un boulanger fasse toutes sortes de pains, mais quand un musiciens change de registre, on trouve cela curieux. Quand on a joué mon Concerto pour trompette et orchestre à la Salle Pleyel, je pensais à mon vieux maître qui m'a dit : "Mais avec le bagage que vous avez, vous n'allez pas faire le saltimbanque!". William Sheller (1993)
Je pense que l'excentricité est quelque chose d'extrêmement vital, comme la frime. Une société sans excentricité, sans frime, c'est une société où l'on reste dans la grisaille, le normal, où l'on se fait chier! C'est un des rôles essentiels des artistes de transformer la réalité pour la rendre vivable. Daniel Chenevez (Niagara) (1997)
Le producteur Tony Visconti a dit que le vrai trou du cul du monde, musicalement, c'était la France! Il y a d'excellents musiciens et artistes, mais on a un paysage musical lamentable. On est les rois du Mégamix. Moi, je fais de la musique, je ne me prostitue pas. Je préfère ramer dans mon coin et faire les choses que j'aime. Ce qui est important en musique, c'est la notion de respect vis à vis du public. Bernie Bonvoisin (Trust) (1990)